Société

TGI de Banfora : poursuivi pour viol, un habitant de Moussoumourou est relaxé au bénéfice du doute.

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La Cour Correctionnelle du Tribunal de Grande Instance de Banfora a examiné hier 13 Octobre 2026, une affaire de viol qui s’est déroulée à Moussoumourou dans la Comoé, dans la nuit du 8 Août 2026.

Appelé à la barre le prévenu SS né le 1er Janvier 1984 à Moussoumourou, cultivateur de nationalité Burkinabè, père de 2 enfants et domicilié à Moussoumourou a reconnu sans ambages les faits qui lui sont reprochés. Il explique qu’il a rencontré la victime dans un maquis où elle était serveuse.

Selon lui c’est elle qui lui a servi la boisson ce jour. SS déclare à la barre qu’il est tombé amoureux de la fille et il lui a avoué ses sentiments. C’est ainsi qu’après plusieurs jours de réflexion elle a enfin accepté sa proposition. Le prévenu affirme qu’il a fait part à la victime de son intention de consommer des rapports sexuels avec elle et qu’elle était d’accord. Ils voulaient se rendre dans un hôtel à Tiéfora avec elle mais comme elle n’avait pas de pièce d’identité, il l’a amenée chez un de ses amis. Il dit qu’une fois arrivés chez l’ami, une vieille femme leur a apporté à manger mais la victime a refusé. C’est alors que la vieille femme lui a demandé de rentrer dans la chambre pour éviter que les moustiques ne la piquent. Le prévenu reconnait avoir eu des rapports sexuels trois fois avec la victime au cours de la nuit mais dit qu’elle était consentante. Il termine ses déclarations en laissant entendre qu’aux environs de 2h du matin, la victime lui a dit qu’elle voulait rentrer chez elle. Mais comme la pluie menaçait, il lui a demandé d’attendre un peu. Sans l’écouter, elle a prétexté qu’elle voulait se soulager et une fois dehors, elle a pris la fuite. Il s’est également mis à sa recherche.

A la suite du prévenu, la victime affirme qu’elle a connu le prévenu au maquis où elle travaillait et il s’est présenté comme VDP avec à l’appui une photo de lui, blessé comme preuve selon laquelle il se serait blessé au champ de bataille. Elle dit également que comme le prévenu a réussi à la mettre en confiance elle lui a demandé de l’accompagner à l’hôpital pour qu’elle se soigne car elle était souffrante. Il a accepté mais au lieu de la conduire, c’est chez un ami qu’il est allé. La victime affirme qu’elle a commencé à poser des questions et qu’une fois dans la cour, une vieille dame leur a proposé à manger mais elle a refusé. La vieille lui a demandé de rentrer dans la chambre pour éviter les piqûres de moustiques. Elle ajoute qu’une fois être à l’intérieur le prévenu est rentré et a fermé la porte. Elle a voulu crier mais il l’a menacée à plusieurs reprises et à consommer des rapports sexuels avec elle jusqu’à trois reprises dans la même nuit. Elle termine ses propos en expliquant qu’elle a profité du sommeil de la victime pour pouvoir s’enfuir car il lui avait fait comprendre qu’il la gardera enfermée pendant une semaine avant de la libérer.

A la question du Tribunal de savoir si la victime se constituait partie civile si jamais le prévenu venait à être déclaré coupable, elle a répondu qu’elle ne réclamait rien. Le Ministère Public dans ses réquisitions a demandé à ce que le prévenu soit relaxé des fins de la poursuite au bénéfice du doute. Le juge dans son verdict a effectivement suivi le procureur en relaxant le prévenu au bénéfice du doute.

Traoré Ga Cheriffa Raphaate Assita

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