Société

Burkina Faso : plus de 51 milliards engagés par le gouvernement pour la santé, l’éducation et la sécurité.

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Réuni ce 4 juin 2026 sous la présidence du Capitaine Ibrahim Traoré, Président du Faso, le Conseil des ministres a adopté plusieurs mesures majeures portant sur de nombreux sujets tous aussi importants les uns que les autres.

L’une des décisions les plus remarquables de ce conseil de ministres concerne le ministère de la santé. Le gouvernement a autorisé la passation de marchés publics pour un montant de 24,67 milliards de F CFA. Ces fonds sont destinés à la construction d’infrastructures sanitaires dans plusieurs localités du pays ainsi qu’à l’acquisition d’équipements médicotechniques. Par cet acte, le gouvernement réaffirme son attachement à l’amélioration des conditions de vie des populations, à améliorer l’offre de soins ainsi que les conditions de prise en charge des populations.

Autres registres cette fois dans le domaine de l’éducation, le Conseil a également validé un projet de 21 milliards de F CFA dans le cadre du Projet de renforcement de la performance du système éducatif et d’amélioration de la résilience (REPAIR). Cette décision doit permettre de financer la construction de 15 complexes scolaires R+3 dans 15 provinces. Ce projet permettra de renforcer les capacités d’accueil du système éducatif national.

Sur le plan sécuritaire, le gouvernement a adopté, dans le but de renforcer la sécurité dans les cites minier un programme spécifique de 5,74 milliards de F CFA pour renforcer les capacités opérationnelles des forces de défense et de sécurité. Il est prévu à cet effet l’acquisition de divers équipements pour les unités engagées dans la sécurisation des sites miniers mais aussi celles chargées de la sécurité routière, à savoir la Police nationale, les Eaux et Forêts, la Brigade Laabal ainsi que les écoles de formation policière.

Dans l’aménagement du territoire, le conseil a adopté de nombreux décrets innovants. En effet il a franchi une étape importante dans la réforme de l’administration territoriale en adoptant deux décrets d’application du Code général des collectivités territoriales.

Désormais, les 351 communes du Burkina Faso sont réparties selon leurs capacités de mobilisation des ressources propres. Ainsi on aura 200 communes de moyen exercice ,149 communes de plein exercice et 2 communes à statut particulier. Le présent décret permettra de classer chaque commune en fonction de sa capacité à lever les fonds nécessaires à son fonctionnement et au financement de ses projets de développement sans recourir à l’état. Les communes de moyens exercice sont celles qui ont un budget limité et les communes de plein exercice sont celles qui présentent une capaciter financière et une organisation administrative plus importante. Les communes à statuts particulier quant à elle sont Ouagadougou et Bobo Dioulasso.

Le gouvernement a également défini les modalités permettant à une commune de changer de statut selon l’évolution de ses performances financières. Par ailleurs, un nouveau décret vient actualiser la définition de la ville au Burkina Faso, jugée dépassée depuis la Politique nationale de l’habitat et du développement urbain de 2008. Une localité pourra désormais être considérée comme une ville lorsqu’elle compte au moins 15 000 habitants, disposant d’infrastructures essentielles telles que l’eau potable, l’électricité et les transports, et présentant aussi une prédominance des activités économiques des secteurs secondaire et tertiaire. Le texte crée également trois catégories urbaines : villes métropoles, villes moyennes et petites villes.

Lors des communications orales, le ministre des Affaires étrangères a présenté les résultats du Forum économique et de l’investissement du Burkina Faso organisé à Pékin en mai dernier. Il ressort que plusieurs accords ont été conclus avec des partenaires chinois.

Création d’une unité de production et de transformation de l’arachide, installation d’une unité de fabrication d’emballages à base de pierre, la fourniture de sésame, la fourniture de baguettes de soudure. Des accords tous aussi innovants qui contribueront à booster notre développement.

Kadougofin Armel Landry Ouattara

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