SOSUCO : une autre bataille judiciaire pour diffamation s’ouvre le 21avril prochain.

« Quand le responsable qualité devient une source de dysfonctionnement : un cas qui interpelle », c’est sous ce titre que Golleau Isidore Traoré, ce premier décembre 2025, écrivait sur sa page Facebook, s’insurgeant contre une pratique supposée qui serait de mise à la SOSUCO. Cette sortie sur les réseaux sociaux fait encore l’objet d’un autre procès pour diffamation devant le Tribunal de Grande Instance de Banfora (TGI), un procès prévu pour se tenir le 21 Avril 2026.
Après le procès en diffamation du 3 février 2026 ayant opposé d’une part un lanceur d’alerte de Banfora et Sanou Ardiouma et de d’autre part le DG de la SOSUCO au même lanceur d’alerte et dont on attend toujours les suites judiciaires en appel sur du matériel déclassé de la SOSUCO, c’est un autre procès en diffamation qui est attendu. Pour l’auteur de l’article, dans toute entreprise, le responsable qualité occupe un rôle stratégique, il est le garant du bon fonctionnement des processus, de la conformité des activités et partant de la satisfaction des clients. « Son action contribue directement à la performance globale et à la crédibilité de l’entreprise », écrivait-il sur des supposés actes qui, selon lui, étaient assimilables à du sabotage à la SOSUCO reprise depuis quelques années par l’Etat Burkinabè.
C’est cette affaire qui sera appelée au rôle du TGI de Banfora le 21 Avril prochain, car un employé de la nouvelle société d’Etat y a astreint l’auteur pour laver son honneur. Sur le rôle attendu du responsable qualité, selon toujours Golleau Isidore Traoré, c’est d’assurer le suivi et l’amélioration des procédures ; la prévention des erreurs ; la coordination des équipes autour des bonnes pratiques ; la transparence et la traçabilité dans le travail.
Mais selon ce dernier, au lieu de renforcer la qualité, certains actes étaient observés et qui seraient de nature à créer des dysfonctionnements au niveau de l’entreprise. Il citera par exemple, la non-transmission d’informations essentielles ; le retard volontaire dans la validation des dossiers ; le blocage de processus sensibles ; les manœuvres entraînant des non-conformités évitables.
Les conséquences sur l’entreprise toujours selon ce dernier, demeurent le ralentissement des opérations ; la chute de la performance globale ; un climat de méfiance entre les équipes ; la détérioration de l’image de la SOSUCO auprès de ses partenaires.
Sur les recommandations afin de rétablir un climat de confiance et dynamiser cette entreprise étatique, sur sa page étaient proposés entre-autre : un audit interne pour identifier clairement les failles ; une communication renforcée entre les équipes ; une clarification sur les rôles et responsabilités ; un renforcement du contrôle des processus sensibles ; des actions disciplinaires correctives lorsqu’elles s’imposent.
Cette sortie a donc fait une victime, un employé qui s’est senti lésé et diffamé. Le TGI invite les parties à comparaitre à la date sus-indiquée. Quelle seront les témoins de part et d’autre pour éclairer le TGI ? C’est dire qu’en plus de la victime et de l’accusé, certains responsables de la SOSUCO pourraient être attendus à la barre pour témoigner pour la manifestation de la vérité.
En attendant, pourvu que tous ces procès en diffamation concourent au rayonnement de ce fleuron de l’industrie du Faso, second employeur après l’Etat Burkinabè.
Wangola Médias.



